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Il était une fois... Bernard Lavilliers

Il était une fois ...

xlmusic présente Bernard Lavilliers

... le Rock'n'Roll

mais surtout : Bernard Lavilliers


Rembobinons la cassette, mais jusqu'où, exactement ?
 
Au siècle dernier - un jour, on va finir par interdire à l’humble personne que je suis de vous partager ce genre d’histoire, à cause de ces tournures de phrases - donc, au siècle dernier et plus précisément dans les années 40 est né Bernard Ouillon, que nous connaissons en tant que Bernard Lavilliers.
 
Lavilliers est né le 7 octobre en 1946 à Saint-Étienne. Il explique qu’il doit sa passion pour la musique à ses parents, qui lui ont donné le goût pour le jazz portoricain, la poésie et la musique classique. Alors qu’il est atteint d’une pneumonie durant son enfance, avec ses parents, ils quittent la ville pour s’installer ailleurs. C’est qu’à cette époque, Lavilliers a une constitution assez fragile et c’est en pratiquant la boxe qu’il va s’endurcir.
 
Durant ses 20 ans, il vit principalement en faisant de la marche et en jouant de la musique pour les passants, tandis qu’à côté, il chante également pour les cabarets de la rive gauche de Paris. Par exemple, chez Jacky Scala, rue Lacépède. À Bordeaux, on peut aussi le retrouver à la Cour des Miracles. Il va d’ailleurs toucher sa première paie après avoir joué à la pizzeria du Marais. Il aura même l’occasion de partager la scène avec Jacques Higelin et Renaud.
 
Savez-vous d’où vient le nom de “Lavilliers” ?
 
Eh bien, selon une interview, il est probable que cela vienne du diminutif de la ville ouvrière d’Aubervilliers. La première apparition de ce nom s’est faite lors de la sortie de son premier album “Chanson pour ma Mie” sorti en 1968. En effet, on trouve, avec le titre de l’album son prénom suivi de “Lavilliers.” Depuis lors, c’est devenu son nom de scène. Cependant, c’est en 1967 qu’il sort ses tout premiers 45 tours. Grâce à sa chanson “La Frime”, il obtiendra d’ailleurs le prix de la Rose d'or de la chanson à Montreux.
 
C’est dans les années 70 qu’il s’investit vraiment dans le métier de chanteur. Il va, en effet, sortir son deuxième album en 1972, intitulé “Les Poètes” et va commencer à avoir une certaine notoriété qui va graduellement augmenter. Et c’est effectivement avec son autre album “Le Stéphanois” qu’il va donc prendre ce métier au sérieux. Mais, en 1976, avec la sortie de l'album “Les Barbares” que sa carrière va prendre un autre tournant, quand il va rencontrer Eddie Barclay (éditeur et producteur de musique français entre 1950 et 1980). Cet album a un style nouveau de ses précédents. Passant du rock au funk et des rythmes plus tropicaux. L’album “Les Barbares” a d’ailleurs été composé avec le groupe de musique Némo avec lequel il va faire plusieurs concerts pendant quelques années. En 1977, il aura d'ailleurs son premier concert à l’Olympia et c’est à cette même période qu’il rencontrera Léo Ferré, qui est un modèle pour lui. Les deux hommes finissent même par devenir amis à tel point que Lavilliers proposera à Ferré de venir chanter à ses côtés à la fête de l’Humanité en 1992.
 
En 2006, à Lyon, il fait également tout un concert en hommage à Léo Ferré, avec l’orchestre national de Lyon ainsi que de ses musiciens habituels.
 
À la fin des années 70, il va d’ailleurs beaucoup voyager, partant pour la Jamaïque, New York ainsi que le Brésil. Il reviendra en France avec l’album “O Gringo” qui est l’un des plus célèbres.
 
Durant les années 80, il va publier plusieurs albums, l’un racontant sa vie à Los Angeles et la rencontre avec sa première femme, Lisa Lyon, du nom de “Nuit d’Amour”. Un autre, “État d’Urgence” d’un ton beaucoup plus noir, dans lequel il a formé un duo avec Nicoletta. Ou encore “Tout est permis, rien n'est possible” suivit de “Voleur de feu” ou encore “If…” dans lequel se trouve le célèbre titre “On the Road Again”.
 
Dans les années 90, il sort un album dans lequel il raconte ses voyages en Asie, mais Lavilliers a aussi été invité à participer à l’émission musicale “Taratata”, dans laquelle il est la vedette. Il s’agissait même du tout premier Taratata et à l’époque, Naguy n’a aucun artiste pour y participer, car ils ne croient pas au concept de l’émission. La présence de Lavilliers a donc sauvé l’émission.
 
Il enchaîne les albums et duos avec des artistes différents. Le nouveau siècle arrive et sans surprise, Lavilliers continue d’écrire et sortir des albums, dans lesquels, au rythme des chansons, il se confie sur ce qui lui tient à cœur, ou interprète toujours des poèmes. Son tout dernier en date (à la rédaction de ce post) est “Sous un Soleil Énorme” sortit en novembre 2021.
 
La musique de Lavilliers a diverses influences, notamment les Doors et le rock progressiste. Mais également Léo Ferré dans sa vision du monde et sa façon d’écrire et l’énonciation. Lavilliers est aussi énormément connu pour ses fameuses reprises d’autres chansons, mais également de lecture de poèmes. Par exemple, il a interprété :
  • Les Promesses d’un visage” du poète français : Charles Baudelaire (1821-1867),
  • If…” de l’écrivain Rudyard Kipling (1865-1936), traduit de l’anglais par André Maurois en 1918.
Lavilliers a également repris des chansons de Léo Ferré (1916-1993), tel que : 
  • La Mémoire et la Mer” ou encore “La Mélancolie” pour ne citer que ces titres et poèmes.
Vous l’aurez compris, cette liste n’est pas exhaustive. Au contraire même. On peut notamment citer plusieurs autres poètes qu’il a interprétés :
  • Guillaume Apollinaire,
  • Louis Aragon,
  • Tristan Tzara,
  • Arthur Rimbaud.
Pour ne citer que ces poètes-ci.
 
Ayant plus d’une corde à son arc, Bernard Lavilliers n’est pas qu’un auteur-compositeur-interprète, mais également un acteur. En effet, il a joué dans plusieurs films “Neige” en 1981 ou encore “Fumeurs de charmes” en 1985. Par ailleurs, il a aussi composé pour d’autres films, notamment “Neige” cité plus haut, mais aussi “Rue Barbare” qui a été est nommé pour le César de la meilleure musique en 1985 lors de la cérémonie. Il a aussi fait la composition pour le film “Stella”. Il a également réalisé des voix off dans deux documentaires :
  • “Les Trésors Maudits de l’Altiplano” en 2005,
  • “Le Temps des Ouvriers” en 2020.
D’ailleurs, savez-vous de qui Lavilliers est le parrain ? 
 
Ou plutôt : de quoi ? 
 
Bernard Lavilliers est le parrain du phare d'Eckmühl que l’on trouve à la pointe de Penmarc'h dans le sud Finistère.
xlmusic présente Bernard Lavilliers

Voilà la fin de cet interlude musical, merci de l’avoir lu.
Rédigé le  7 oct. 2022 12:29  -  Lien permanent

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